Université de Ouagadougou: Luc Adolphe Tiao regrette le départ des SSU

Le départ des services de sécurité universitaire (SSU) a été un des points clés de la plate forme revendicative de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB). Elle a eu gain de cause le 3 mai 2011. Ce jour, en effet, le ministre en charge de la sécurité, Jérôme Bougouma, a procédé à l’Université de Ouagadougou au démantèlement des SSU. Prenant la parole, Albert Ouédraogo, alors ministre des enseignements secondaire et supérieur disait ce qui suit : « d’ici quelques temps, d’autres sons de cloche regrettant les SSU se feront entendre » (Le Pays). On peut dire que le temps lui donne raison aujourd’hui. La visite tourmentée du premier ministre, Luc Adolphe Tiao, lui fait regretter ces forces de l’ordre. « S’il y avait la police (SSU), ce qui est arrivé ne le serait pas » a-t-il dit. Difficile d’envisager le retour des forces de l’ordre sur le campus de Zogona. Mais rien n’est moins sûr.

Mais comme on le dit, pour citer Raymond Queneau, « toute action est déception, toute pensée implique erreur » Le départ des forces de l’ordre semble être une déception de la part du gouvernement mais le penser est aussi une maladresse. En effet, malin est celui qui aurait pu deviner le virage qu’auraient pris les événements si les SSU étaient toujours sur le campus. Le premier ministre n’aurait d’ailleurs pas perdu de vue cet aspect. Sentant la situation se dégénérer, ses gardes du corps lui auraient suggéré de faire venir du renfort. « J’ai été très ferme. Je ne veux pas de forces de l’ordre sur le campus » a-t-il dit. Son chauffeur aurait joué un grand rôle en bloquant les vitres du véhicule. Malgré les jets des pierres, ‘’son excellence’’ aurait voulu dire au-revoir aux étudiants à travers les vitres. Un journaliste a tout de même payé les frais du remue-ménage en perdant ses verres correcteurs d’une valeur de 60.000 FCFA.Le départ des services de sécurité universitaire (SSU) a été un des points clés de la plate forme revendicative de l’Association nationale des étudiants burkinabè (ANEB). Elle a eu gain de cause le 3 mai 2011. Ce jour, en effet, le ministre en charge de la sécurité, Jérôme Bougouma, a procédé à l’Université de Ouagadougou au démantèlement des SSU. Prenant la parole, Albert Ouédraogo, alors ministre des enseignements secondaire et supérieur disait ce qui suit : « d’ici quelques temps, d’autres sons de cloche regrettant les SSU se feront entendre » (Le Pays). On peut dire que le temps lui donne raison aujourd’hui. La visite tourmentée du premier ministre, Luc Adolphe Tiao, lui fait regretter ces forces de l’ordre. « S’il y avait la police (SSU), ce qui est arrivé ne le serait pas » a-t-il dit. Difficile d’envisager le retour des forces de l’ordre sur le campus de Zogona. Mais rien n’est moins sûr.

Mais comme on le dit, pour citer Raymond Queneau, « toute action est déception, toute pensée implique erreur » Le départ des forces de l’ordre semble être une déception de la part du gouvernement mais le penser est aussi une maladresse. En effet, malin est celui qui aurait pu deviner le virage qu’auraient pris les événements si les SSU étaient toujours sur le campus. Le premier ministre n’aurait d’ailleurs pas perdu de vue cet aspect. Sentant la situation se dégénérer, ses gardes du corps lui auraient suggéré de faire venir du renfort. « J’ai été très ferme. Je ne veux pas de forces de l’ordre sur le campus » a-t-il dit. Son chauffeur aurait joué un grand rôle en bloquant les vitres du véhicule. Malgré les jets des pierres, ‘’son excellence’’ aurait voulu dire au-revoir aux étudiants à travers les vitres. Un journaliste a tout de même payé les frais du remue-ménage en perdant ses verres correcteurs d’une valeur de 60.000 FCFA.

Basidou KINDA