Deux semaines après sa prise de fonction, le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité intérieure (MATDSI), Simon Compaoré, a rencontré les journalistes jeudi dernier. Objectif, dévoiler les grands chantiers de son département.

simon_compaore.jpgLes tâches urgentes de Simon Compaoré s’articulent autour de 3 points : la réorganisation des services du ministère, la sécurisation du territoire et le renforcement du processus de la décentralisation. Au titre du premier chantier, il compte œuvrer avec son équipe à la mise en commun des ressources nécessaires pour atteindre des résultats positifs. Par rapport au deuxième chantier il entend faire des renseignements la base de la sécurisation du pays. En effet, a-t-il confié, « dans un contexte sous régional caractérisé par la recrudescence du grand banditisme et la multiplication des actes terroristes, la sécurité des biens et des personnes demeure notre priorité  ». Pour y arriver, l’accent sera mis sur le renforcement opérationnel des forces de défense et de sécurité qui va consister en «une adaptation des hommes et du matériel en fonction de l’évolution de la menace», la mise en place et l’encadrement des structures de veille au niveau local, a-t-il précisé. A propos des groupes d’auto-défense Kogl weogo, il a apprécié leurs initiatives mais insisté sur la nécessité de «les canaliser, les former et les contrôler  ». Dans la logique de la sécurisation des personnes et des biens, le ministre veut restaurer également l’autorité de l’Etat à travers la lutte contre l’incivisme en impliquant la famille, les acteurs de l’éducation et les milieux professionnels. Face à la recrudescence des conflits communautaires, les solutions de Simon Compaoré  sont les suivantes: établir et maintenir le contact entre l’administration locale et la population, sensibiliser et négocier en mettant à contribution des personnes ressources mais appliquer la loi en cas de violation des droits humains.
En ce qui concerne le troisième et dernier chantier, il s’agira de formuler « de nouveaux référentiels stratégiques  », de poursuivre « le transfert des ressources et des compétences de l’Etat vers les collectivités  », promouvoir « la gouvernance locale participative  » et réussir « les élections municipales du 22 mai prochain  ». Sur la question des lotissements, l’idée est de réfléchir à une démarche commune à mettre en œuvre après les élections municipales avec le ministère de l’habitat et de l’urbanisme qui est directement concerné.

Gaston Bonheur SAWADOGO