Mali : le parti SADI et ses contradictions

Mali : le parti SADI et ses contradictions

Le parti de la Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (SADI) qui a deux députés à l’assemblée nationale du Mali, approuve la junte du capitaine Sanogo. Dans une conférence de presse animée au Centre Norbert Zongo, le 13 avril 2012, les deux principaux leaders de SADI, Omar Mariko et Cheick Omar Sissoko (cinéaste par ailleurs) ont qualifié le putsch « d’acte de salue pour la libération du Mali ».
Ils s’en sont pris aussi aux médias étrangers qui « disent des contre-vérités sur eux et sur le Mali ».
Pour les leaders de SADI, l’ancien président ATT est responsable de la survenue du coup d’Etat et de la situation actuelle du Mali par sa « passivité » et son « inaction ».
Ils sont par ailleurs contre la formation d’un gouvernement de transition qui n’est pas « prévu par l’accord cadre cedeao-cnrdre ». En outre la constitution actuelle du Mali, ont-ils expliqué, ne prescrit pas une prestation de serment pour Dioncounda et ne lui impose pas de nommer un premier ministre.