patiente-ouagadougou-teste-diavein.jpgUne stimulation vasculaire par courant électrique de basse fréquence. Ce qui permet à la fois de dilater les vaisseaux sanguins et de fluidifier le sang. C’est la thérapie qu’à mis au point l’entreprise Diavein. Cette technologie dite « innovante » est un traitement des crises drépanocytaires. L’avantage serait qu’elle permet une sortie de crise (qui accable très souvent les malades pendant des jours) en quatre ou six heures pour une majorité de patient. « On pose des électrodes sur le corps du patient qui permettent de fluidifier le sang, précise Etienne L’hermite, le président de Diavein, qui reconnaît aussi que ce traitement ne met pas fin à la maladie. C’est intéressant parce qu’on arrive à arrêter la crise, or elle est très douloureuse et parfois mortelle. »
L’étude menée dans un hôpital à Ouagadougou a concerné 27 personnes. Elle a conclu à une sortie de crise en 6 heures pour plus de 70 % des patients précise le président de Diavein. L’espoir est né de sa première patiente Nadia. En lui appliquant le traitement par stimulation électrique, la crise cède après 3 heures. De là, il s’est dit que cette victoire est synonyme d’autres pour une majorité des patients. L’étude est bien sur une bonne voie. En principe, si tout se passe bien, dans deux mois, les résultats de l’étude pourront être rendus publics. Selon d’autres spécialistes du domaine, il est trop tôt de tirer des conclusions mais « si d’autres études contrôlées montrent que c’est efficace, ce traitement non médicamenteux pourrait s’avérer intéressant pour les patients en début de crise. »
Si les choses se déroulent dans de bonnes conditions, Etienne L’Hermite compte bien ouvrir un dispensaire à Ouagadougou pour la prise en charge des drépanocytaires à moindre coût, dit-il.
La drépanocytose, il faut noter, est une maladie héréditaire répandue. On estime que 50 millions d’individus en sont atteints dans le monde. C’est malheureusement la première maladie génétique au monde.

@Basidoukinda